Le Festival du Film de l'Outaouais est né d'une collaboration entre Madame Agathe Camiré de Radio-Canada, Monsieur Claude Tremblay du journal Le Droit et de Monsieur Didier Farré.
DIDIER FARRÉ
FONDATEUR ET PRÉSIDENT
Fondateur du Festival du Film de l’Outaouais, Didier Farré a œuvré dans le cinéma d’auteur depuis 1972.
Au sein de la compagnie France Film devenue Équinoxe, où il dirige la distribution, il signe des accords avec les sociétés américaines (Roger Corman de New World et Samuel Arkoff de AIP) afin de procurer aux écrans de France Films un nombre impressionnant de films d’actions et d’horreurs. Des films originaux tel que « Gone in 60 seconds » (La grande Casse) de Tobby Halisky qui fut l’un des plus grands succès de l’année 1974. Après avoir sécurisé l’alimentation de salles populaires avec ce genre de produit, Didier Farré se tourne rapidement vers le cinéma européen demeurant attentif aux films populaires et sort l’année d’après « Le dernier amant romantique » de Just Jaeckin qui fut aussi un des plus grands succès de l’année.
France Film sort parallèlement les premiers films acquis par la société de Didier Farré avec des metteurs en scène tel que Francis Giraud « Le Trio Infernal », Michel De Ville « Le mouton enragé », Jacques Rouffio « 7 morts sur ordonnance » (avec Depardieu), André Techiné « Barroco » (Adjani, Depardieu), Bertrand Blier et Claude Sautet avec qui il a entretenu des relations sur un grand nombre de films.
Cinq ans après, Didier Farré reprend sa société pour se consacrer à la production et distribution de plus de 3000 films de toute provenance. Du cinéma populaire tel que : Dirty Dancing, Highlander, Les uns les autres, Once upon a time in Amercia, Les Misérables… aux films d’auteurs : Bagdad Café, 37 degrés 2 le matin, Nikita, Le grand Bleu, Carmen… en passant par les classiques tels que tous les droits de Marcel Pagnol ou de l’animation avec tous les Astérix et les Lucky Luke. Didier Farré décide par la suite de construire un des complexes cinématographiques les plus modernes au Canada.
En 1996 naît le Cinéma 9 de Gatineau et très vite on verra sur les écrans les grands films américains mais aussi les meilleurs films québécois et européens. Aujourd’hui, le Cinéma 9 est devenu un complexe incontournable pour le cinéma québécois qui était dans l’oubli il y a 10 ans en Outaouais.
Avec la fondation du Festival du film de l’Outaouais qui se déroule sur plusieurs salles de la région, les recettes pour les films d’auteurs ont fait un bond sans précédant. Grâce au Festival, la région de l’Outaouais est devenu la 2e source de revenu pour les producteurs Québécois après Montréal mais avant Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières.